Le compte à rebours est lancé. Du 31 mars au 5 avril, San Andreas est en campagne pour élire ses sénateurs, avec un scrutin prévu le 6 avril au soir. Mais en se penchant sur la liste officielle des sept candidats validés par le bureau des élections, on est en droit de se demander si nos institutions ne se moquent pas ouvertement du peuple.
Un terroriste en lice : La faillite des institutions
Commençons par le sommet de l'absurdité : Adrian Montgomery. Oui, vous avez bien lu. L'homme à la tête du "Conseil", le boucher responsable du macabre jeu « Un aller sans retour », le scientifique fou dont les injections expérimentales ont condamné 95% de ses cobayes humains à des séquelles irréversibles ou à la mort. Ce psychopathe en cavale a non seulement le droit de poster sur Birdy, mais sa candidature au Sénat a été officiellement validée.
Comment le bureau des élections a-t-il pu tamponner le dossier d'un meurtrier de masse ? Face à cette aberration juridique qui insulte la mémoire des victimes, le S.A.S.T., le D.O.J. et le Gouvernement s'enferment dans un mutisme lâche. Aucune explication. L'incompétence de nos autorités est telle qu'un terroriste n'a même plus besoin de se cacher : il lui suffit de se présenter aux élections.
La revanche de la justice bafouée
À l'extrême opposé de cette mascarade, on retrouve Maître Love Baalt. Son nom ne vous est pas inconnu : c'est l'avocate que le D.O.J. a tenté de rayer illégalement de la carte il y a peu, avant de se faire humilier et recadrer par un arrêté de la Présidence. Fort de cette victoire contre la corruption interne, elle se lance dans la course. Ses promesses ? Un Sénat proche du peuple, une transparence totale et une économie renforcée. On imagine que sa simple candidature doit déjà donner des sueurs froides au Procureur Général.
L'engagement citoyen face au cynisme institutionnel
Heureusement, face à la folie de nos institutions, de véritables citoyens se lèvent pour défendre l'âme de San Andreas. Chacun à leur manière, ils incarnent l'espoir. Certains mènent une campagne active portée par des valeurs fortes et nécessaires : Reginald Ashcroft s'engage ardemment pour soutenir nos commerçants en prônant la solidarité, la justice et la proximité, tandis qu'Enola Parker veut remettre le respect et l'humain au cœur de l'avenir de notre État. Des voix rassurantes dont nous avons cruellement besoin.
D'autres candidats brillent par leur absence médiatique sur Birdy, et pour cause : ils ont les mains dans le cambouis ou dans l'urgence. Liam Shark n'a pas le temps de faire campagne : après avoir perdu son garage broyé par l'ouragan Amanda, il continue sans relâche de réparer les véhicules des citoyens à même l'asphalte d'un parking public. Diane Rousseau, elle, est bien trop occupée sous son uniforme du SAMR à sauver les vies brisées par l'ouragan. Quant à Loris Heron, il se bat sur tous les fronts pour maintenir le fragile équilibre d'une justice au bord du gouffre.
Voilà le véritable visage de San Andreas. Le 6 avril prochain, les citoyens auront un choix crucial à faire. Vont-ils fermer les yeux sur la folie meurtrière validée par un État incompétent... ou vont-ils confier leur avenir à ceux, qu'ils soient militants de la première heure ou travailleurs de l'ombre, qui tiennent encore cette ville debout quand la tempête frappe ?