Il y a des articles que l'on écrit avec la distance nécessaire à notre métier. Des faits, des dates, des témoignages, on rassemble les pièces, on vérifie ce que l'on peut, puis on vous transmet ce que l'on sait...
Celui-ci est différent.
Depuis quelque temps, je vous parle de cette histoire. Celle des dix-sept disparus, de cette année 1996 qui semble avoir laissé derrière elle bien plus de questions que de réponses, mais aussi de ce rituel que mon peuple perpétue depuis ce jour sombre. Pendant trente ans, les Nahari ont vécu avec dix-sept noms, dix-sept absences, et surtout, une question à laquelle personne n'avait jamais réellement pu répondre :
Qu'est-il arrivé aux dix-sept personnes disparues?
Aujourd'hui, une partie de cette question vient enfin de trouver sa réponse.
Les dix-sept disparus de 1996 ont été retrouvés ?
Un document refait surface
Le compte @khael a publié un document accompagné de ces quelques mots.
Le document présenté avec cette publication ressemble à un ancien rapport opérationnel.

En première ligne apparaît : ‘’SUPERVISEUR : L. Valderan / Unité C.N.’’
Le rapport décrit un sondage bathymétrique effectué dans la fosse maximale de la Mer Alamo. Il y est question d'une absence de courants de fond et d'une couche de vase suffisamment dense pour constituer, selon les propres termes du document, un environnement de ‘’scellement optimal et définitif pour les colis’’.
La liste du matériel utilisé attire immédiatement l'attention :
17 lests industriels en fonte de 250 kg chacun.
200 mètres de chaînes d'amarrage en acier lourd.
Des bâches industrielles imperméables.
Puis viennent les mots les plus difficiles à ignorer : ‘’L'immersion des 17 chargements est terminée avec succès.’’
Et au bas du document, une signature : Lorenzo V.
Celle de Lorenzo Valderan, père de Séraphine Valderan qui est à la tête actuellement de la maison Valderan.
Le rapport se termine finalement par une dernière phrase :
'' L'opération de "nettoyage" d'octobre est définitivement close. La zone est sécurisée. Que le lac garde nos secrets. ''
Trente ans plus tard, le lac ne les garde plus. À la suite de la publication du document, un groupe a décidé de ne pas attendre davantage. Des tenues de plongée ont été récupérées et ils sont partis presque immédiatement en direction de la Mer Alamo, avec un objectif précis, de vérifier les coordonnées inscrites noir sur blanc dans ce rapport.
138.6256 N, 3985.8928 E.
Les coordonnées supposées du largage. Sous l'eau, à l'endroit indiqué, ils ont trouvé ce que le document désignait froidement comme ‘’les 17 chargements’’, sauf qu'il ne s'agissait pas de simples chargements, mais dix-sept corps ont été retrouvés. Chacun d'entre eux était enfermé dans un sac hermétique, immergé depuis des années dans les profondeurs de la Mer Alamo.

Selon les premières analyses réalisées sur les corps, leur décès remonterait à une période comprise entre les années 1980 et 2000. Leur état de conservation et les décennies passées sous l'eau, malgré les sacs hermétiques, ne permettent malheureusement pas d'obtenir une datation plus précise.
Un élément, en revanche, serait commun aux dix-sept victimes, toutes seraient mortes par balle.
La Maison Valderan conteste le document
La publication de @khael n'est évidemment pas passée inaperçue. Peu après sa diffusion, la Maison Valderan a publiquement répondu au message et s'est désolidarisée des accusations portées à son encontre.
Dans sa réponse, elle déclare :
''La Maison Valderan se dédouane de cette accusation. Nous nous proposons de faire expertiser et authentifier la signature de Lorenzo Valderan au sein de cette lettre afin de vérifier qu'il ne s'agit pas d'une fausse.''
Une réaction importante à prendre en compte, car celle ci soulève une question essentielle, si ce document est un faux, comment son auteur connaissait-il l'emplacement exact des dix-sept corps ?
Là encore, je ne vais pas répondre à votre place, je vous laisse simplement avec les faits.
Une découverte dans la mine de Sandy Shores
Une source, qui souhaite aujourd'hui conserver son anonymat, s'est rapprochée du Life Invader afin de nous faire part d'une découverte effectuée dans le cadre de son travail au sein de la mine de Sandy Shores. Cette personne affirme y avoir retrouvé trois culots de munitions fortement oxydés, ainsi que trois bipeurs datant des années 1990.
D'après les informations qui nous ont été communiquées, les inscriptions et codes de fabrication encore présents sur les culots permettraient de situer leur production au milieu des années 1990.
Les trois bipeurs présenteraient également une particularité intrigante, ils auraient tous été réglés sur la même fréquence.
À eux seuls, ces éléments ne permettent évidemment pas d'établir un lien avec les dix-sept personnes retrouvées dans la Mer Alamo. Rien ne permet aujourd'hui d'affirmer que ces munitions ont servi à les tuer, ni que les bipeurs appartenaient aux personnes impliquées dans leur disparition.
Mais difficile de ne pas relever la chronologie, des objets datant des années 1990 retrouvés dans la mine, des culots dont les codes de fabrication renverraient au milieu des années 1990.
Dix-sept personnes portées disparues en 1996 et désormais, dix-sept corps retrouvés dans la Mer Alamo, dont les analyses indiquent qu'ils sont tous morts par balle. Je pourrais continuer cette phrase à votre place, mais ce serait justement franchir la limite entre ce que nous savons et ce que nous supposons.
Alors, comme depuis le début de cette enquête, je vous donne les pièces du puzzle, à vous de décider quelle image elles semblent former.
Une hypothèse du Dossier 17D.N. - Réf. 0526-0511-0905-12.19-0118-0514
Parfois, les histoires ne sont pas toujours celles qu'elles prétendent être. Depuis trente ans, nous parlons des dix-sept disparus de 1996, dix-sept noms, dix-sept disparitions, dix-sept corps. Tout correspond, peut-être même un peu trop, car une possibilité existe, et si, au commencement de cette histoire, ils avaient été dix-huit ?
Une personne qui aurait dû connaître le même sort aurait pu parvenir à s'en sortir, quelqu'un qui n'apparaît pas parmi les noms connus d’aujourd’hui, quelqu'un qui aurait échappé à ce qui s'est produit cette nuit-là.
Je ne possède pas aujourd'hui suffisamment d'éléments pour vous présenter cela comme une certitude, mais si cette hypothèse venait un jour à être confirmée, alors ceux qui pensaient avoir terminé leur ‘’nettoyage’’ en 1996 auraient commis une erreur.
Et avec cette possibilité apparaît une question peut-être encore plus importante : où cette personne aurait-elle été pendant ces trente dernières années ?
Une ombre plus récente : Deimos
Comme vous le savez probablement depuis quelques semaines, un certain ''Deimos'' sévit sur Birdy et semble prendre un malin plaisir à semer le chaos à Los Santos.
Son nom est apparu autour de plusieurs événements récents, accompagné de messages, de menaces et d'interventions qui ont progressivement fait de ce pseudonyme une présence difficile à ignorer.
Mais derrière ses publications et ses apparitions se dessine quelque chose de beaucoup plus préoccupant.
Deimos semble chercher à faire taire toute personne qui s'approche de trop près de cette histoire, que ce soit :
Les dix-sept disparus.
Le Traité de 1851.
Les circonstances entourant leur mort.
Ce qui s'est réellement passé en 1996, et surtout, le pourquoi et le comment.
À mesure que certaines personnes cherchent des réponses, Deimos semble apparaître dans leur sillage. Intimidations, menaces ou actes plus directs, difficile aujourd'hui de ne pas remarquer que ceux qui remuent le passé finissent, d'une manière ou d'une autre, par attirer son attention.
Je pourrais vous dire que cela prouve qu'il connaît la vérité. Je pourrais même aller jusqu'à vous dire qu'il cherche, coûte que coûte, à la protéger et à empêcher qu'elle ne refasse surface. Mais à ce stade, ce serait largement vous donner mon opinion plutôt que vous rapporter des faits.
La fin d'une histoire...
C'est ainsi, mes chers lecteurs, que j'écris mon dernier article pour le Life Invader.
J'aurais peut-être préféré terminer cette aventure avec une histoire plus légère, quelque chose qui fasse sourire, plutôt que dix-sept noms arrachés à trente années de silence. Mais finalement, peut-être que cet article représente assez bien ce que j'ai toujours voulu faire ici, chercher, comprendre, et surtout vous raconter ce que certains auraient préféré laisser dans l'ombre.
Vous avez été là au fil de mes articles, de mes découvertes, de mes questions et parfois pour certains à mes débuts. Vous avez suivi mes enquêtes, partagé nos publications et continué à chercher avec moi lorsque les réponses semblaient impossibles à trouver.
Aujourd'hui, les dix-sept disparus de 1996 ont surement été retrouvés, une partie de leur histoire peut enfin être racontée, quant à la mienne, au Life Invader, s'arrête ici.
Mais avant de refermer cette dernière page, il me reste une dernière question à vous laisser :
"Pour vous, toute vérité mérite-t-elle d'être révélée, même lorsqu'elle risque de bouleverser l'histoire que nous pensions connaître ? Ou certaines histoires devraient-elles rester enterrées à tout jamais ?"