JUSTICE PARALYSÉE : QUAND LES CRIMINELS DANSENT, LE SAST DÉCHANTE

JUSTICE PARALYSÉE : QUAND LES CRIMINELS DANSENT, LE SAST DÉCHANTE

Alors que Los Santos fait face à une vague de criminalité sans précédent, des prises d'otages explosives aux groupuscules terroristes, une faille béante menace l'État : l'inertie de la Justice. Nos informations exclusives révèlent un système judiciaire engorgé, laissant des criminels lourdement armés libres de leurs mouvements.

Publié il y a 7 heures Mis à jour il y a 7 heures 2 min de lecture

Dans les locaux du SAST, sous la lumière crue des néons et l'odeur rance du café froid, la frustration des forces de l'ordre est palpable. Les traits tirés par le manque de sommeil et les interventions à haut risque, des agents se sont confiés en exclusivité à notre rédacteur en chef Jon Raison. Si sur le terrain les agents risquent leur vie au quotidien, dans les bureaux, c'est un tout autre mur qu'ils se prennent de plein fouet.

La ville est pourtant sous tension constante. Le groupuscule « Khaos » a récemment franchi un cap dans la terreur en enlevant plusieurs agents et le Chef du SAST, cernés de mines antipersonnelles. En parallèle, le transfert sous très haute sécurité du criminel Samael Griffith vers les installations de Guanta Cayo a failli virer au bain de sang. Les agents ont dû neutraliser un kamikaze armé de C4 à bord d'un pick-up, un recours à la force létale autorisé en urgence par les hautes instances du Département de la Justice (DoJ).

Mais si le SAST et le DoJ savent se coordonner dans l'urgence absolue, le suivi quotidien des dossiers est catastrophique. Une vingtaine d'enquêtes criminelles majeures sont actuellement en attente de jugement, bloquées dans les méandres d'une administration judiciaire aux abonnés absents. « Quand on a des mandats d'arrêt contre 15 personnes qui ont perpétré des homicides [...] et qu'on attend une semaine et demie pour avoir les signatures qui ne sont toujours pas là, ça commence à faire », lâche l'un des agents, l'amertume dans la voix.

Faute de procureurs ou de juges disponibles pour statuer dans l'immédiat, les suspects arrêtés, mêmes ceux impliqués dans des fusillades lourdes, repartent bien souvent libres ou avec un simple bracelet électronique après leur garde à vue. « On a la sensation de travailler pour rien », avoue un autre membre des forces de l'ordre. Un constat glaçant : pendant que le SAST s'épuise à vider l'océan à la petite cuillère, les criminels ont des mois devant eux pour préparer leur prochain coup avant même d'avoir été jugés pour le précédent