La chasse à San Andreas : entre nécessité, traditions et sécurité
Enquête

La chasse à San Andreas : entre nécessité, traditions et sécurité

Alors que la chasse est actuellement suspendue à San Andreas, le LifeInvader est allé à la rencontre du Capitaine Narev, du SASP Nord, ainsi que des représentants des trois clans Nahari afin de mieux comprendre les enjeux qui entourent cette pratique. Si les avis divergent sur certains points, tous s'accordent sur une idée essentielle : la chasse ne peut exister sans respect.

Publié jeudi, à 10h43 Mis à jour samedi, à 20h36 4 min de lecture

Une reprise en préparation

Selon le Capitaine Narev, la suspension actuelle est liée à plusieurs difficultés administratives et logistiques. Les anciens documents encadrant la chasse ne sont plus valides et une nouvelle réglementation, plus sécurisée, est en cours de préparation. Des problèmes concernant les armes destinées à la chasse dans les Ammunations retardent également sa reprise.

Pour obtenir un futur permis de chasse, les citoyens devront d'abord passer une visite médicale auprès du SAMS, avant de suivre une formation dispensée par le SASP Nord.

Le Capitaine rappelle qu'un Permis de Port d'Arme (PPA) ne remplace pas un permis de chasse.

« Une personne avec un PPA n'a pas reçu la formation spécifique à la chasse. Elle ne connaît pas forcément la réglementation et n'a pas été sensibilisée au fait qu'on ne vient pas tirer sur tout ce qui bouge. »

Les autorités espèrent une reprise de cette activité dans les prochains jours. Celle-ci devient importante, la suspension de la chasse commençant à favoriser une augmentation de certaines populations animales.

Des espèces protégées... et des animaux sacrés

Pour le Capitaine Narev, certaines espèces font l'objet d'une attention particulière. Les coyotes et les cougars sont notamment suivis par les autorités, qui peuvent intervenir afin de réguler leur population lorsque cela devient nécessaire.

Les peuples Nahari portent toutefois un regard plus large sur cette question.

Pour Maelis Dorvil, représentante des Vevew, toutes les espèces méritent d'être protégées.

« Pour vous, certaines espèces sont protégées. Pour nous, elles le sont toutes. »

Chez les Nawa, Tayven, Gardien du clan, et Tehani, Prêtresse, considèrent comme sacrés les tortues, les pumas, les félins, ainsi que les orques et les dauphins.

Chez les Avari, Khael, chef du clan aux côtés d'Azel Delva, explique que les oiseaux occupent une place toute particulière, notamment le Meep, qui aurait guidé leurs ancêtres jusqu'à leurs terres selon leurs traditions.

Trois clans, une même philosophie

Les Vevew, les Nawa et les Avari n'entretiennent pas exactement la même relation avec la chasse.

Les Vevew y sont opposés mais reconnaissent qu'elle peut devenir nécessaire pour nourrir une population ou assurer sa sécurité.

Les Nawa la pratiquent occasionnellement pour se nourrir, tandis que les Avari en font l'une de leurs principales sources d'alimentation.

Pourtant, les trois clans partagent une même philosophie : on ne chasse jamais sans nécessité.

« On ne va pas chasser quelque chose si on n'en a pas besoin. »Tayven et Tehani (Nawa)

« On ne chasse pas pour le plaisir, seulement par nécessité. »Khael (Avari)

Pour Maelis Dorvil, la chasse de loisir reste difficile à comprendre.

« Je ne vois pas de plaisir à tuer des animaux. »

Respecter l'animal jusqu'au bout

Autre point commun entre les trois clans : le respect de l'animal ne s'arrête pas au moment de sa mort.

Les Nawa comme les Avari expliquent utiliser l'ensemble des ressources offertes par un animal : viande, bois, peaux ou encore certaines parties entrant dans la fabrication de remèdes ou d'élixirs.

Tous condamnent également les mêmes pratiques : laisser souffrir un animal, abandonner une carcasse ou tuer davantage que nécessaire.

« Si une personne chasse pour se nourrir, elle n'a pas besoin de tuer cinquante animaux. »Khael (Avari)

Former plutôt que sanctionner

Sur un point, le Capitaine Nehev et les trois clans Nahari semblent parfaitement s'accorder : la formation est essentielle.

Le capitaine recommande déjà aux futurs chasseurs de se rapprocher de personnes expérimentées. Une proposition accueillie favorablement par Maelis Dorvil, Tayven, Tehani et Khael, qui se disent prêts à transmettre leurs connaissances sur les espèces, les traditions Nahari et le respect de la nature.

Pour eux, apprendre à manier une arme ne suffit pas : il faut aussi apprendre à comprendre les terres sur lesquelles on chasse.

Une même conclusion

Au fil de nos rencontres, une évidence s'est imposée.

Le Capitaine Nehev et les Nahari n'ont pas toujours la même vision de la chasse. Les autorités parlent de sécurité et de régulation. Les clans évoquent davantage les traditions, le vivant et le lien qui unit les animaux à la terre.

Pourtant, tous partagent une conviction commune : un bon chasseur n'est pas celui qui sait tirer, mais celui qui sait pourquoi il tire.

Alors que la chasse devrait bientôt faire son retour à San Andreas, cette réflexion pourrait bien devenir la première règle que chaque futur chasseur devrait retenir.

📦 Encadré pratique

Pour obtenir son futur permis de chasse

  • Visite médicale auprès du SAMS
  • Formation auprès du SASP Nord
  • Respect des règles de sécurité
  • Connaissance des espèces protégées
  • Respect des traditions des peuples Nahari